
De gros changements seront nécessaires!
La saison 2020-21 de la LNH devrait débuter au mois de janvier prochain, c'est à dire dans environ 8 semaines d'aujourd'hui.
Au moment d'écrire ces lignes, pas moins de 10 formations de la ligue se retrouvent au-dessus de la limite du plafond salarial et devront procéder aux changements nécessaires avant que le premier match ne soit disputé.
Si pour plusieurs d'entre elles, comme c'est le cas du Canadien, une simple gymnastique mathématique permettra à l'équipe de respecter les règles, ce n'est pas le cas de certaines autres.
D'ailleurs, nous vous rapportions hier les conséquences auxquelles devrait faire face toute formation ne respectant pas le plafond salarial. Disons qu'elles sont extrêmement dissuasives et les chances de voir une formation oser se rendre jusqu'au début de la prochaine saison sans avoir réglé son problème de masse salariale sont pratiquement nulles.
Le journaliste Greg Wyshynski de ESPN s'est penché sur la question et a soulevé les trois formations dans la position la plus précaire en ce moment. Les voici.
1. Lightning de Tampa Bay. Aucune surprise ici, le DG Julien BriseBois du Lightning se retrouve dans un véritable casse-tête infernal et ce, à peine quelques semaines après avoir remporté la première Coupe Stanley de sa carrière. Son équipe a présentement environ 2.895 millions de dollars disponible sur la masse salariale mais doit renouveler les contrats de trois jeunes agents libres avec restriction: L'attaquant Anthony Cirelli ainsi que les défenseurs Mikhail Sergachev et Erik Cernak. Les trois recevront assurément une importante augmentation de salaire. On prévoit que le Lightning devra libérer entre 10 et 12 millions de dollars pour faire de la place à leurs trois joueurs. Après avoir tenté de littéralement donner l'attaquant Tyler Johnson à toute équipe qui le voudrait en le plaçant au ballotage (sans succès), BriseBois devra trouver une autre solution. Les noms des attaquants Cedric Paquette (1.65M$) et Yanni Gourde (5.166M$) ainsi que le défenseur Brayden Coburn (1.7M$) ont également été avancés. Seul problème: Gourde et Coburn possèdent chacun une clause de non-échange et devront être convaincus par la direction pour la lever et accepter un échange.
2. Islanders de New York. Après avoir annoncé la signature du nouveau contrat du défenseur Ryan Pulock (2 x 5M$), les Islanders se retrouvent présentement avec environ 3.9 millions de dollars disponibles sur la masse salariale. C'est sans compter les contrats de l'attaquant Matt Martin et du défenseur Andy Greene, qui serait apparemment déjà signés mais pas encore annoncés, qui verront l'espace salarial de l'équipe fondre de plus belle. Le problème? Le meilleur joueur de l'équipe, l'attaquant étoile Mathew Barzal n'a toujours pas de contrat et devrait signer une entente entre 7 et 8 millions de dollars par année, lui qui est présentement agent libre avec restriction. On se doute que le DG Lou Lamoriello tentera de se débarrasser du contrat du défenseur Johnny Boychuk (2 x 6M$ restant) ou de l'attaquant Andrew Ladd (3 x 5M$ restant) mais c'est beaucoup plus facile à dire qu'à faire dans la réalité économique de la LNH présentement.
3. Blues de St. Louis. Les Blues dépassent présentement le plafond salarial d'environ 1.2 millions de dollars. Par contre, ils débuteront la saison sans les services de leurs attaquants Vladimir Tarasenko et Alexander Steen, qu'ils pourront tous les deux placer sur la liste des blessés à long terme, question d'acheter du temps et les soulager pendant quelques semaines, le temps de trouver des solutions. Mais le DG Doug Armstrong a toujours sur son bureau le dossier du défenseur Vince Dunn à régler, lui qui est agent libre avec compensation. Une fois le contrat de Dunn signé, on s'attend à ce que les Blues dépassent le plafond salarial d'environ 5 millions de dollars et Tarasenko ainsi que Steen finiront par revenir au jeu. Quelqu'un devra partir de St. Louis.
Les prochaines semaines seront fascinantes pour voir comment chacun des DG's nommés plus haut se débrouilleront pour réduire la masse salariale de leur équipe en convainquant une formation rivale d'accepter un mauvais contrat dans une transaction. Elles sont peu nombreuses les équipes avec amplement d'espace sur leur masse et certaines d'entre elles opèrent avec un budget interne moindre que la limite permise. Ça promet pour la suite! [pub]
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