
Voyez les détails !
Le dernier épisode de Saturday Night Live n’est pas passé inaperçu chez les amateurs de hockey. L’émission culte a diffusé un sketch parodiant la LNH, mettant en scène de faux joueurs représentant différentes équipes… avec un angle humoristique volontairement malaisant.
Le concept de départ est simple : des joueurs de la LNH livrent des messages bienveillants pour souligner leur implication communautaire. On y voit ainsi un faux joueur des Rangers de New York parler d’aide alimentaire, tandis qu’un représentant des Kings de Los Angeles évoque son bénévolat auprès des personnes âgées.
Jusque-là, tout est sage. Mais le sketch bascule dès que vient le tour des Predators de Nashville.
Le faux joueur des Predators est incarné par Miles Teller, et c’est là que le génie cruel du sketch opère. Chaque texte qu’on lui remet contient une double connotation évidente, jouant sur le mot « predator », au point de le faire passer pour quelque chose de franchement problématique.
On lui fait notamment dire qu’il travaille avec des enfants malades « pour les faire se sentir touchés », puis qu’il visite la Thaïlande sans qu’aucune action caritative ne soit clairement mentionnée. À chaque fois, le personnage tente désespérément d’arrêter le tournage, conscient du sous-texte douteux, tandis que la production insiste pour continuer, imperturbable.
Plus le sketch avance, plus la situation devient inconfortable et volontairement absurde. Le personnage de Miles Teller proteste, s’indigne, demande à voir les auteurs… pour finalement se faire répondre qu’il n’y a « pas d’autres idées ». Même lorsqu’il n’a plus rien à dire, le malaise continue, culminant avec un témoignage final glaçant où un personnage affirme que « ce Prédateur a changé sa vie à jamais ».
Le contraste entre le ton sérieux des messages humanitaires et l’horreur implicite du sous-entendu crée un humour noir typiquement SNL
Voyez par vous-même :
Encore une fois, Saturday Night Live démontre sa capacité à détourner l’actualité et la culture populaire pour en faire une satire grinçante, parfois dérangeante, mais toujours mémorable.
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