
Voyez les détails !
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Parmi les défenseurs les plus productifs de la LNH cette saison, plusieurs des noms au sommet de la liste ne seront pourtant pas de la partie aux prochains Jeux olympiques.
Evan Bouchard, Zach Werenski et Cale Makar dominent avec 55 points, Lane Hutson suit de très près avec 53, devant Quinn Hughes, John Carlson et Darren Raddysh. Malgré ces performances offensives de premier plan, quatre des sept meilleurs défenseurs pointeurs devront regarder le tournoi à distance. (Hutson, Bouchard, Carlson, Raddysh)
Le cas de Lane Hutson retient particulièrement l’attention. Le défenseur des Canadiens de Montréal connaît une saison qui force le respect et qui, surtout, change le cours des matchs. À chaque présence sur la glace, Hutson est une menace réelle. Il transporte la rondelle avec confiance, voit des lignes de passe que peu de joueurs osent tenter et crée de l’attaque presque instantanément. Son influence dépasse largement la feuille de pointage : il dicte le tempo, désorganise les adversaires et oblige constamment l’autre équipe à s’ajuster.
Malgré tout, cette capacité à faire la différence sur pratiquement chaque présence n’a pas suffi à convaincre les décideurs américains. Pour bâtir leur formation olympique, ils ont préféré miser sur des défenseurs plus imposants, plus costauds, correspondant davantage au moule traditionnel du hockey international. Un choix qui soulève un débat bien connu : faut-il privilégier la taille et la robustesse, ou l’impact réel et la créativité sur la glace?
Defensemen points leaders this season:
— Big Head Hockey (@bigheadhockey) January 25, 2026
55pts — Evan Bouchard | NO OLYMPICS
55pts — Zach Werenski
55pts — Cale Makar
53pts — Lane Hutson | YOU'RE STAYING HOME
48pts — Quinn Hughes
43pts — John Carlson | NO OLYMPICS
43pts — Darren Raddysh | NO OLYMPICS
Four of the top seven on… pic.twitter.com/I985FU0L2F
Dans le hockey moderne, Hutson est pourtant l’exemple parfait d’une évolution réussie. Sa petite stature n’a jamais été un frein à son efficacité. Son intelligence hockey, sa mobilité et son audace compensent largement ce qu’il n’a pas en centimètres. Match après match, il démontre que le jeu se gagne désormais par la vitesse d’exécution et la capacité à penser le jeu plus vite que l’adversaire, non par la simple force physique.
Son absence de l’équipe américaine donne l’impression que le talent pur et l’influence directe sur le déroulement d’un match ont été mis de côté au profit de critères plus conservateurs. Une décision qui, pour plusieurs observateurs, semble en décalage avec la réalité actuelle de la LNH.
Cette situation rappelle à quel point une sélection olympique demeure un privilège rare, parfois cruel. Être parmi l’élite de la ligue n’assure rien. Pendant que certains défenseurs au sommet des statistiques regarderont le tournoi depuis leur salon, Lane Hutson continuera de faire ce qu’il fait de mieux : transformer chaque présence en occasion, et prouver, soir après soir, que l’impact compte parfois bien plus que le gabarit.
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