
Malgré un temps de jeu minime, les Hurricanes ont tout fait pour honorer leur ailier québécois.
Dans le monde du hockey professionnel, la Coupe Stanley représente le sommet absolu. Mais pour certains joueurs, le chemin vers cette consécration emprunte des détours inattendus. Nicolas Deslauriers, attaquant québécois de 35 ans, en est la preuve vivante. Son histoire avec les Hurricanes de la Caroline illustre à quel point l'impact d'un joueur peut dépasser largement ses statistiques sur la glace.
Arrivé en provenance des Flyers de Philadelphie en mars, Deslauriers n'a chaussé les patins qu'à sept reprises durant la fin du calendrier régulier avec la Caroline. En séries éliminatoires, son utilisation s'est limitée à une seule rencontre. Selon les règles habituelles, un joueur doit avoir disputé au minimum un match de la finale ou 41 parties en saison régulière pour voir son nom gravé sur le prestigieux trophée. Le robuste attaquant ne remplissait aucun de ces critères.
Pourtant, l'organisation n'a pas hésité un instant à soumettre une demande de dérogation pour que « D-Lo » figure parmi les champions. Justin Williams, ancien joueur devenu conseiller spécial du directeur général, a été catégorique à ce sujet. Selon lui, il y aurait eu une véritable révolte si le nom de Deslauriers n'avait pas été inscrit sur la Coupe. Ce témoignage en dit long sur la place que le Québécois occupait au sein du groupe.
Deslauriers lui-même a décrit cette reconnaissance comme quelque chose de surréaliste. Lors de sa journée avec le trophée à North Wildwood, au New Jersey, il a confié que cette dérogation représentait un accomplissement majeur dans sa carrière, une récompense pour tout le travail accompli au fil des années.
Le bagarreur a rapidement trouvé sa place dans le vestiaire des Hurricanes. Lui qui affirme n'avoir jamais eu de mal à s'intégrer à une nouvelle formation a qualifié cette transition de l'une des plus naturelles de toute sa carrière. Un moment en particulier l'a profondément marqué : après le quatrième match contre Ottawa, des membres de la direction et même le propriétaire de l'équipe sont venus le voir personnellement pour lui témoigner leur appréciation.
Le lien tissé avec les partisans a été tout aussi fort. Lorsque Deslauriers a signé une prolongation de contrat de deux ans devant une foule immense rassemblée à Raleigh juste après la parade de la victoire, l'ovation qu'il a reçue a constitué l'un des moments les plus mémorables des festivités.
Pour un vétéran qui a franchi le cap des 700 matchs en carrière mais qui n'avait disputé que six rencontres éliminatoires en 14 saisons, cette consécration revêt un caractère particulier. Deslauriers a souligné que de nombreux joueurs de la LNH n'ont jamais eu la chance de voir leur nom sur la Coupe. Williams, triple champion durant sa propre carrière de joueur, a résumé le sentiment général en affirmant que voir un coéquipier aussi apprécié remporter les grands honneurs procure une satisfaction profonde.
Avec son nouveau contrat en poche, Deslauriers s'apprête à entamer une nouvelle saison à Carolina, cette fois avec le statut de champion. Son parcours rappelle que dans un sport d'équipe, la valeur d'un joueur ne se mesure pas uniquement en minutes de jeu ou en points au classement.
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À propos de l'auteur
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Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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