
Voyez les détails !
Matthew Barnaby n’a jamais été du genre à mâcher ses mots, et lorsqu’il parle de Dominik Hasek, son discours est aussi tranchant qu’un coup de patin.
Selon lui, le gardien tchèque était tout simplement le meilleur de l’histoire… mais aussi le pire coéquipier qu’il ait croisé.
Barnaby reconnaît sans hésitation le talent exceptionnel de celui qu’on surnommait “The Dominator”. À ses yeux, il n’y a même pas de débat : Hasek surpassait Patrick Roy, Martin Brodeur et tous les autres. Il affirme que sans lui, les Sabres de Buffalo n’auraient probablement pas participé aux séries éliminatoires pendant plusieurs saisons. Son impact sur la glace était monumental.
Mais le respect pour le joueur ne s’est jamais transformé en respect pour l’homme.
Il décrit Hasek comme un compétiteur acharné, un travaillant infatigable à l’entraînement… mais une présence toxique dans le vestiaire. Pour Barnaby, le gardien pouvait être brillant entre les poteaux et profondément désagréable une fois les portes fermées.
L’ancien attaquant raconte que l’équipe était littéralement divisée en deux clans à l’époque : ceux qui appuyaient Hasek et la direction, et ceux qui soutenaient l’entraîneur Ted Nolan et certains leaders comme Pat LaFontaine. L’atmosphère était explosive. Sur la glace, le groupe formait une unité redoutable. À l’extérieur, c’était une autre histoire.
Barnaby affirme même avoir perdu toute confiance envers son gardien après un épisode marquant en séries éliminatoires. Selon lui, Hasek aurait exagéré – voire simulé – une blessure dans un moment crucial. Pendant que certains joueurs tentaient de jouer malgré la douleur, il aurait choisi de se retirer. Plus tard, des journalistes l’auraient aperçu quittant l’aréna sans boiter, ce qui n’a fait qu’alimenter les soupçons.
Pour Barnaby, ce geste a marqué un point de non-retour.
La tension était telle qu’il a publiquement menacé de lui rentrer dedans au camp d’entraînement suivant. L’organisation aurait même dû intervenir pour calmer le jeu. Barnaby raconte avec son humour grinçant qu’on lui aurait offert une prime pour éviter l’incident… ce qu’il admet avoir accepté.
Mais la rancune, elle, n’a jamais disparu.
Il affirme que lorsqu’il a reçu une invitation pour assister à la cérémonie d’intronisation de Hasek au Temple de la renommée, il a simplement répondu qu’il le détestait toujours. Malgré le talent immense du gardien, il dit ne garder aucun attachement envers lui.
En résumé, Barnaby dresse un portrait contrasté : Dominik Hasek était, selon lui, le plus grand gardien à avoir joué au hockey. Dominant, spectaculaire, capable de voler des matchs à lui seul.
Mais comme coéquipier? Barnaby ne nuance pas : il le considère comme le pire qu’il ait connu.
Un joueur capable de sauver une saison… mais incapable, selon lui, de rassembler un vestiaire.
Et même des années plus tard, l’animosité semble toujours bien vivante.
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