
RUMEUR: Une autre équipe de la LNH allait même déposer une offre plus agressive que celle des Flyers!
Quelques heures seulement avant que la bombe atomique ne tombe hier dans la journée, les Ducks d'Anaheim étaient encore au téléphone avec les agents de Leo Carlsson. L'organisation californienne pensait avoir fait des progrès significatifs dans les négociations avec sa jeune vedette suédoise. Personne ne s'attendait à ce qui allait suivre: Une offre hostile de 90 millions de dollars sur cinq ans, déposée par les Flyers de Philadelphie, propulsant le jeune centre de 21 ans au rang de joueur le mieux payé de toute la LNH à 18 millions par saison.
Selon ce que rapporte l'insider Kevin Weekes de ESPN, le DG Pat Verbeek jouait la ligne dure avec ses jeunes attaquants Leo Carlsson et Cutter Gauthier, espérant pouvoir les signer à un salaire annuel entre 10 et 12 millions de dollars, sachant que le futur contrat de Beckett Sennecke ne serait pas trop loin derrière.
Par contre, tel que le rapporte le journaliste et insider Elliotte Friedman de Sportsnet, le montant demandé par le clan Carlsson était plutôt aux environs de 15 millions de dollars par année.
Toujours selon Friedman, les Ducks avaient augmenté leur offre à environ 12 ou 13 millions par année, quelques heures à peine avant de recevoir la nouvelle de l'offre hostile des Flyers. On croyait chez les Ducks que cette nouvelle offre serait suffisante pour convaincre leur jeune centre numéro un de 21 ans.
Mais les Flyers, orchestrés par leur DG Daniel Brière, leur VP Hockey Keith Jones et leur spécialiste du plafond salarial Barry Hanrahan, ont décidé de pulvériser toute concurrence. Comme le soulignent les observateurs, dans ce genre de manœuvre, il ne suffit pas d'offrir un dollar de plus que le rival: Il faut démolir l'offre adverse pour avoir une chance réelle d'obtenir le joueur.
Pour Pat Verbeek, le directeur général d'Anaheim, cette offre hostile représente un véritable cauchemar stratégique. Depuis le repêchage de 2023, où il avait immédiatement ciblé Carlsson avec le deuxième choix au total, Verbeek a méticuleusement bâti son équipe autour de ce noyau de jeunes talents. L'équipe venait d'éliminer les doubles champions de l'Ouest en première ronde des séries, preuve que le plan fonctionnait et, un peu comme le fait aussi Kent Hughes du Canadien de Montréal, il avait réussi à créer un équilibre salarial stricte au sein de l'organisation en négociant serré avec ses jeunes joueurs. Mais cette offre hostile vient percuter de plein fouet toute la structure salariale soigneusement élaborée.
Les répercussions internes sont immédiates. L'attaquant Cutter Gauthier, auteur de 41 buts cette saison, n'est pas admissible à une offre hostile, mais il observe certainement la situation avec grand intérêt au moment de négocier son prochain contrat. Le défenseur Pavel Mintyukov, un autre joueur autonome avec compensation, attire déjà les convoitises. Le jeune attaquant de puissance Beckett Sennecke, qui vient de compléter une saison recrue de 60 points, fait aussi partie de l'équation. Verbeek, qui contrôlait minutieusement la progression financière de son groupe, doit maintenant tracer un chemin complètement différent.
Fait remarquable: Une autre équipe de la LNH envisageait selon Friedman une offre hostile encore plus agressive que celle des Flyers, soit un contrat de sept ans à 17,5 millions par saison. Certains observateurs croyaient même qu'un club pourrait aller jusqu'au maximum permis de 20,8 millions. Cela illustre à quel point la valeur perçue de Carlsson dépassait largement ce qu'Anaheim était prêt à offrir.
Au-delà du cas Carlsson, c'est tout l'écosystème de la ligue qui est ébranlé. Il s'agit de la quatrième offre hostile en seulement 23 mois, après celles visant Philip Broberg (Oilers), Dylan Holloway (Oilers) et Barrett Hayton (Mammoth). Une fréquence qui rappelle la période de 2006 à 2008, quand cinq offres hostiles avaient été déposées en 22 mois. Le plafond salarial en hausse, l'arrivée de nouveaux propriétaires ambitieux et la pression croissante pour obtenir des résultats rendent cet outil de plus en plus attrayant.
Les équipes qui possèdent de jeunes vedettes prennent note. On peut imaginer les réactions à Chicago avec Connor Bedard, à Columbus avec Adam Fantilli, ou à San Jose avec Macklin Celebrini. Jusqu'ici, les organisations estimaient détenir l'avantage dans les négociations avec leurs joueurs autonomes avec compensation. Ce rapport de force vient de basculer. Désormais, le mot d'ordre est clair: Si vous avez un joueur d'exception, signez-le le plus longtemps possible, car le prix ne baisse jamais.
L'effet inflationniste promet d'être considérable. Les joueurs vedettes pointeront vers le contrat de Carlsson pour justifier des demandes encore plus élevées. Ceux qui affichent des statistiques comparables au même âge exigeront davantage, et même ceux qui se situent un cran en dessous ajusteront leurs attentes à la hausse. Pour Verbeek, homme reconnu pour sa ténacité légendaire avec ses 3 000 minutes de pénalité en carrière, promettre publiquement d'égaler toute offre puis reculer irait à l'encontre de tout ce qu'il incarne. Mais accepter ce contrat transforme radicalement la trajectoire financière de son équipe pour les années à venir. Quelle que soit sa décision, les Ducks ne seront plus jamais les mêmes.
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À propos de l'auteur
Rédacteur en chef
Passionné de hockey depuis toujours, Marco Normandin est le créateur du Ultimate Pool Preview, une référence mondiale en guide de pools. Il est également l'idiot derrière la page satirique de hockey, Définitivement, Pierre. Travailleur acharné, il fouille sans relâche pour dénicher toutes les informations entourant la LNH et en faire bénéficier les lecteurs avant la compétition.
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