
Ils sont prêts à sacrifier leurs premiers choix
Les Blackhawks de Chicago sont-ils en train de brûler les étapes ? C'est la question brûlante qui alimente les discussions dans le monde du hockey à Chicago, alors que la franchise traverse une période particulièrement sombre.
Avec un début de saison catastrophique marqué par seulement quatre victoires en 18 rencontres et un total alarmant de 76 buts accordés, rien ne semble fonctionner sur la glace pour l'organisation de l'Illinois.
Engagés dans une profonde reconstruction depuis quelques années, les Blackhawks ont montré des signes évidents d'impatience dès la saison morte. L'organisation a surpris bon nombre d'observateurs en effectuant une transaction majeure : sacrifier un choix d'élite de premier tour au dernier repêchage — sélection qui s'est concrétisée par le jeune Daxon Rudolph — en plus d'ajouter un choix de deuxième tour pour mettre la main sur le défenseur Bowen Byram.
Pour compléter la décision, Chicago lui a rapidement octroyé un contrat colossal de six ans d'une valeur annuelle de 12,5 millions de dollars. Si personne ne remet en question les qualités de Byram comme défenseur de première paire, la transaction a provoqué une vive controverse. Autant le capital de repêchage cédé que la masse salariale engagée ont laissé perplexes plusieurs experts, qui y ont vu une tentative prématurée de passer au niveau supérieur.
Cette vision d'urgence semble se confirmer davantage. Selon l'insider Elliotte Friedman, malgré leur place dans les bas-fonds du classement et la logique qui voudrait qu'ils accumulent les jeunes talents, les Blackhawks seraient ouverts à marchander leurs choix au repêchage.
La franchise possède pourtant un capital enviable : son propre choix de premier tour, ceux des Oilers et des Panthers, en plus de deux sélections de deuxième tour. Le fait d'être prêt à céder de telles ressources pour aller chercher de l'aide immédiate témoigne d'une volonté farouche — et peut-être risquée — de vouloir accélérer les choses.
Vouloir sauter des étapes au sein d'une organisation dont le noyau demeure jeune et en développement comporte des risques majeurs. En tentant d'injecter de l'urgence au milieu d'une structure encore fragile, Chicago s'expose à bousculer la progression naturelle de ses jeunes éléments et à hypothéquer son avenir à long terme.
Il est vrai que Chicago est une grande ville de hockey, habituée au succès et aux grandes conquêtes de la dernière décennie. Mais vouloir transformer une équipe en reconstruction en prétendant aux séries du jour au lendemain a rarement été une recette gagnante dans la Ligue nationale. Reste à voir si la direction saura faire preuve de retenue ou si l'impatience finira par l'emporter sur la prudence.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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