
On sait maintenant pourquoi il voulait tant partir!
Quand un joueur de hockey demande à être échangé, les raisons restent souvent dans l'ombre, noyées dans le langage diplomatique des agents et des directeurs généraux.
Mais parfois, un proche décide de parler franchement. C'est exactement ce qui vient de se produire dans le cas de l'attaquant étoile Kirill Marchenko, dont le beau-père, Igor Varitsky, a accordé une entrevue au média russe Sport-express.ru suite à la transaction qui l'a récemment fait passer aux Maple Leafs de Toronto.
Ses propos jettent un éclairage cru sur les motivations profondes de l'attaquant russe de vouloir quitter les Blue Jackets, et la situation à Columbus semble encore plus sombre que ce que les partisans pouvaient imaginer.
Selon Varitsky, la raison principale du désir de Marchenko de partir était avant tout sportive. L'attaquant souhaitait évoluer au sein d'une grande organisation et, surtout, participer aux séries éliminatoires. Après quatre saisons passées avec les Blue Jackets, il estimait qu'il n'y avait tout simplement aucune perspective réaliste d'y parvenir. Le roulement constant derrière le banc, avec un nouvel entraîneur qui arrive chaque année avec sa propre philosophie, aurait ajouté à cette impression de stagnation.
Mais au-delà de l'absence de résultats collectifs, le beau-père de Marchenko a aussi pointé du doigt un problème plus personnel. Selon lui, le corps d'entraîneurs reprochait constamment à Kirill ses lacunes défensives. Pourtant, ceux qui suivaient attentivement les matchs pouvaient constater tout le travail ingrat qu'il accomplissait en tant qu'ailier, revenant régulièrement en zone défensive, parfois au détriment de sa présence en attaque et de sa production offensive. Varitsky a évoqué une forme de parti pris de la part de l'entraîneur Rick Bowness, qui aurait refusé de reconnaître le côté créatif du joueur, préférant enfermer tout le monde dans un cadre rigide. Il a posé une question simple mais percutante: Si un joueur est capable de marquer et de créer des jeux, pourquoi lui lier les mains?
Marchenko avait fait part de ses intentions au directeur général Don Waddell, et les négociations en vue d'un échange se sont intensifiées tout au long de l'été, particulièrement à partir du mois d'août.
Sur la question de sa nouvelle destination, Varitsky n'a pas caché l'enthousiasme de Marchenko à l'idée de jouer à Toronto.
Il a affirmé sans détour que la possibilité d'évoluer aux côtés de l'attaquant étoile Auston Matthews justifiait à elle seule cet échange, soulignant que le niveau de Matthews et celui d'Adam Fantilli, son ancien coéquipier à Columbus, étaient tout simplement incomparables.
Fait intéressant, Varitsky a également révélé que Montréal était en réalité le premier choix de Marchenko. Cependant, les négociations n'ont pas abouti parce que Columbus demandait trop en retour, tandis que le Canadien souhaitait inclure dans la transaction des choix au repêchage et des espoirs ou des joueurs sous contrats de courte durée.
Ces déclarations risquent de laisser un goût amer aux partisans des Blue Jackets, qui verront maintenant Marchenko porter les couleurs des Maple Leafs lors de son retour à Columbus dans les prochains jours. L'accueil promet d'être mouvementé, et cette entrevue ne fera certainement rien pour calmer les esprits dans l'Ohio.
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À propos de l'auteur
Rédacteur en chef
Passionné de hockey depuis toujours, Marco Normandin est le créateur du Ultimate Pool Preview, une référence mondiale en guide de pools. Il est également l'idiot derrière la page satirique de hockey, Définitivement, Pierre. Travailleur acharné, il fouille sans relâche pour dénicher toutes les informations entourant la LNH et en faire bénéficier les lecteurs avant la compétition.
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