
Ça sent la fin
Sélectionné au tout 3e rang du repêchage de 2013 par le Lightning de Tampa Bay, Jonathan Drouin incarnait le talent brut à l'état pur. Ses feintes déconcertantes et sa vision du jeu sous les couleurs des Mooseheads de Halifax laissaient présager une carrière dominante dans la Ligue nationale de hockey. Pourtant, à l'âge de 31 ans, le Québécois se retrouve dans une impasse complète, confronté à la réalité brutale d'une carrière dans la LNH qui semble définitivement toucher à sa fin.
La trajectoire récente de Drouin ressemble à une quête sans fin pour retrouver une étincelle perdue. Au cours des quatre dernières saisons, l'attaquant a porté les couleurs de quatre franchises différentes :
Au-delà des changements fréquents de vestiaire, le physique de Drouin s'est révélé particulièrement fragile. Au cours des quatre dernières campagnes, il a manqué plus de 80 matchs de saison régulière en raison de blessures récurrentes.
Cette indisponibilité chronique a poussé la direction des Blues de St. Louis à racheter son contrat il y a quelques semaines à peine. Libéré, Drouin est désormais joueur autonome sans compensation, dans un marché de la LNH axé sur la vitesse, la responsabilité défensive et la jeunesse.
Actuellement sans contrat, la marge de manœuvre de Drouin dans la LNH est extrêmement réduite. Aucune équipe ne semble disposée à lui offrir un contrat garanti. Sa seule véritable porte d'entrée nord-américaine réside dans un contrat d'essai professionnel (PTO) lors des camps d'entraînement d'automne.
Une opportunité ne se présentera que si une franchise réalise un besoin urgent d'un joueur d'expérience « NHL ready » pour combler une blessure de dernière minute ou pallier un manque d'offensive sur ses trios de soutien.
Si la LNH lui ferme ses portes, une transition vers l'Europe (Ligue nationale suisse, SHL) ou la KHL apparaît comme une opportunité idéale pour la suite de sa carrière :
Un style de jeu adapté : Le jeu de Drouin repose sur la finesse technique, le maniement de rondelle et la vision périphérique plutôt que sur l'impact physique.
Des patinoires plus grandes : Les surfaces glacées européennes offrent plus d'espace et de temps pour fabriquer du jeu.
Un rythme moins usant : Un calendrier de saison régulière plus court permet de préserver un corps fragilisé par les blessures.
A 31 ans et fort d'une carrière de 671 matchs (398 points) dans la LNH, Jonathan Drouin pourrait bien trouver en Europe le cadre parfait pour s'épanouir à nouveau et écrire le dernier chapitre de sa carrière professionnelle.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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