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Il y a 10 ans, Pat Burns nous quittait

Il demeure l'un des plus grands.

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Il y a 10 ans aujourd'hui, le 19 novembre 2010, Pat Burns décédait.

Ancien policier devenu entraîneur-chef, Burns a gravi les échelons rapidement vers la LNH. Après seulement trois saisons comme instructeur des Olympiques de Hull, il devient l'entraîneur des Canadiens de Sherbrooke, le club-école du CH, lors de la saison 1987-88. 

Désirant davantage de discipline de la part de ses joueurs, Serge Savard, alors directeur général du Tricolore, nomme Pat Burns au poste d'entraîneur-chef en vue de la saison 1988-89. Son club récolte 115 points et s'incline en finale en six parties contre les Flames de Calgary. Ses succès valent à Burns un premier trophée Jack-Adams, remis au meilleur entraîneur.

Davantage reconnu comme un motivateur plutôt qu'un théoricien du hockey, son message perd en efficacité avec les saisons et il se sépare de la Sainte-Flanelle d'un commun accord avec Savard aux termes de la saison 1991-92.

Peu de temps après son départ de Montréal, Burns devient l'instructeur-chef des Maple Leafs de Toronto. L'équipe n'a pas participé aux séries éliminatoires depuis la saison 1989-90. Ses talents de motivateur hors pair changent la donne et il vient à une victoire de mener les Leafs à une première participation à la finale de la coupe Stanley depuis 1967 lorsque son club s'incline face aux Kings de Los Angeles en sept parties. Parions qu'une finale contre le Canadien aurait été haute en couleur! Mince consolation toutefois, il récolte son deuxième trophée Jack-Adams pour son travail lors de la saison 1992-93.

Les Maple Leafs accèdent de nouveau à la finale de conférence en 1994, mais leurs performances déclinent durant les saisons suivantes et Pat Burns est limogé au cours de la saison 1995-96. 

Son parcours dans la LNH ne s'arrête cependant pas ici: il se retrouve cette fois-ci à la tête du personnel d'entraîneurs des Bruins pour la saison 1997-98. Boston se remet péniblement d'une année durant laquelle le club n'a récolté que 26 victoires. Fidèle à son habitude, Pat Burns extirpe le meilleur de ses joueurs et les Bruins accèdent aux séries éliminatoires. Cet exploit lui vaut son troisième et dernier trophée Jack Adams, une marque toujours inégalée. Son aventure à Boston prend fin suite à un début de saison ordinaire lors de la saison 2000-01. 

C'est finalement avec les puissants Devils du New Jersey, à sa première saison avec eux en 2002-03, que Pat Burns remporte sa première et seule coupe Stanley.

Au cours de la saison suivante, Burns reçoit un diagnostic de cancer du côlon. Aux termes de celle-ci, il décide de quitter ses fonctions d'entraîneur-chef pour se consacrer à ce combat. En 2005, les médecins lui annoncent cette fois-ci un cancer du foie et en 2009, il apprend que ses poumons sont attaqués par des métastases. Il s'éteint l'année suivante.

Fort d'un dossier en carrière de 501-353-151-14, Pat Burns vient au 25e rang des entraîneurs pour le plus grand nombre de victoires. En 2014, il est admis au Temple de la renommée du hockey. Les uns se souviennent de lui comme d'une main de fer dans un gant de velours, tandis que les autres ont en tête plusieurs de ses déclarations marquantes. Une chose demeure certaine: Pat Burns est l'un des meilleurs entraîneurs-chefs de l'histoire de la LNH.