
Tous les détails ici !
Filip Gustavsson venait de signer l’une de ses performances les plus solides de la saison. Un mur, une sangsue collée sur chaque tir, un gardien qui refusait catégoriquement de laisser le moindre souffle de vie à l’Avalanche. Les joueurs du Colorado commençaient à manquer d’idées, puis à manquer de patience. Son travail était si étanche qu’il aurait pu sortir de l’aréna avec un brevet d’ingénieur en étanchéité. Tout allait dans son sens jusqu’à ce que son corps, lui, décide de tirer la plogue.
Cœurs sensibles s'abstenir…
La scène, captée par les caméras, a figé l’instant dans le temps. Une minute et quatre secondes au cadran, un match pratiquement en poche, et Gustavsson penche la tête dans son demi-cercle. Cette fois, il ne cherchait pas la rondelle devant lui. Non, il se vidait l’estomac. Littéralement. Le genre de moment qu’on raconte ensuite en plissant les yeux avec un rire nerveux, sans jamais oublier que c’est arrivé devant des milliers de spectateurs.
Il a tout donné. Puisé au plus profond de ses ressources, au point où son corps a envoyé un avis d’expulsion. Il ne faut pas prendre un problème de santé à la légère, bien sûr, mais l’image demeure inusitée. Un gardien qui vole la vedette avec 45 arrêts, puis qui quitte en laissant au passage un chandail artistiquement modifié… et une scène que personne n’aurait pu inventer.
Jesper Wallstedt a dû venir terminer le boulot, malgré le contexte peu enviable. On parle d’entrer à froid dans un match déjà bien avancé, en héritant d’un filet encore à moitié traumatisé. L’Avalanche l’a accueilli avec deux lancers, dont un qu’il n’a pas arrêté. Difficile de le blâmer. Il n’était pas venu pour sauver la soirée, seulement pour la terminer.
Gustavsson, lui, quitte avec la victoire… et un estomac vide. Les statistiques vont afficher un gain convaincant, les faits saillants montreront un gardien en mission et l’histoire retiendra qu’il a repoussé tout ce qui se présentait. Y compris ce que son corps n’était plus capable de garder.
Quand on dit que les athlètes vont puiser au fond d’eux-mêmes, personne n’avait ce scénario en tête. Pourtant, Gustavsson l’a redéfini à sa manière… et personne n’oubliera comment.
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.