
Il est en train de devenir l'un des personnages les plus fascinants de la LNH
À une époque où les athlètes professionnels ressemblent souvent à des machines bien huilées prêtes à réciter les mêmes clichés fades d’avant-match, Devin Cooley fait figure d'OVNI rafraîchissant.
Samedi soir, le gardien des Flames de Calgary a encore une fois brillé sur la patinoire, repoussant les assauts adverses pour mener son équipe vers une convaincante victoire de 4-1. Mais comme c'est maintenant devenu la tradition dans la capitale albertaine, le véritable spectacle s'est produit après la sirène finale, devant les caméras.
Si les partisans et les journalistes se bousculent pour écouter Cooley, ce n'est pas seulement pour analyser ses statistiques exceptionnelles — il a notamment stoppé 98 de ses 102 derniers tirs. C’est parce que le gardien de 29 ans ne filtre pratiquement rien.
Son esprit vagabonde d'une idée à l'autre avec une franchise désarmante. Quand un journaliste lui a demandé de décrire l'état de son jeu après une troisième victoire consécutive, Cooley n'a pas servi la classique soupe aux « efforts d'équipe ». Il a plutôt offert une incursion fascinante dans sa psyché :
Voici le transcript de son entrevue :
Journaliste : Bon, Devin, troisième victoire consécutive pour toi, tu as stoppé 98 de tes 102 derniers tirs. Je me demande si tu pourrais décrire dans quel état se trouve ton jeu en ce moment.
Devin Cooley : Oui, j'ai l'impression d'être complètement, comme, en contrôle de mon esprit, si on peut dire. Je ne sais pas si "contrôle" est le bon mot. Je pense...que peu importe ce que mon esprit me balance, j'ai l'impression d'être dans un bon état pour y faire face. Tu sais, s'il me dit : « Hé, tu vas être nul ce soir, ou tu es fatigué, ou tu vas te faire remplacer, ou ce but était terrible, ou tu es un idiot », tu sais, j'ai juste l'impression que peu importe ce qu'il balance, c'est du genre : « Peu importe, mec, je m'en fous. Y'a pas de problème. » Et je continue d'aller de l'avant. J'ai juste été dans un état de flow [flux] continu, ce qui a été génial. Même quand je rentre chez moi et je ne pense pas vraiment à grand-chose. Je suis juste en train de lire avec mon lapin et de relaxer, rien de bien fou. J'essaie juste de calmer mon système nerveux. Et ça marche très bien. Et l'équipe joue super bien aussi. Et ça, ça me rend les choses beaucoup plus faciles.
Journaliste : Eh bien, tu as décrit ta capacité à rester dans le flow et à faire taire ces voix de bien des façons. Mais je me demande — c'est peut-être la question à un million de dollars — comment y arrives-tu ? Comment trouves-tu le moyen d'entrer dans cet état avant le match, tu sais ?
Devin Cooley : Bon, d'accord, je pourrais en parler pendant des heures. Il y a une recette pour le flow. Il y a certaines méthodes. Mais honnêtement, la façon la plus simple, la plus facile que je puisse décrire, c'est que chaque fois que tu penses à toi-même, tu te dis juste : « Je m'en fous ». Je m'en fous totalement. Genre : « Silence ». Genre : « Chut ». Je dis « chut »... tout le temps pendant le match ou genre, je m'en fous complètement, parce que les pensées vont sans arrêt surgir dans ta tête.
Tu ne peux pas contrôler ça. Alors au lieu d'essayer de les contrôler, tu laisses simplement les gens... enfin, tu laisses venir les pensées. Et si elles veulent s'attarder, elles peuvent s'attarder. Ça ne va pas me déranger. Ou si elles veulent partir tout de suite, elles peuvent partir. Ce n'est pas un problème. Et c'est un peu... et ça libère toute ton énergie pour te concentrer sur ce qui se passe devant toi.
Alors, genre...quelles vont être leurs prochaines options ? Quels types de lancers ont-ils, genre, quelles sont leurs menaces ? Tu sais, et tu peux vraiment concentrer toute l'énergie de ton cerveau sur ce qui se passe. Tu peux réagir beaucoup plus vite. Le temps passe beaucoup plus vite. Tu sais, tu t'évades, et c'est juste un sentiment vraiment formidable.
Journaliste : Eh bien, le panel attendait cette entrevue avec impatience. Tu as assuré sur la glace et en dehors de la glace ce soir encore. Merci pour ton temps.
Devin Cooley : Ouais, merci de m'avoir reçu. C'est toujours un plaisir. D'accord.
Cette vulnérabilité et cette spontanéité font un bien fou dans le paysage de la LNH. À Calgary, on ne vient plus seulement voir Cooley pour ses arrêts spectaculaires, mais aussi pour assister à sa prochaine grande performance verbale. Une chose est sûre : tant qu'il arrimera ses magnifiques arrêts à des entrevues aussi colorées, Devin Cooley ne laissera personne indifférent.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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