
L'offre hostile à Leo Carlsson déclenche une réaction en chaîne dévastatrice à Anaheim!
Quand Daniel Brière et les Flyers de Philadelphie ont déposé leur offre hostile de 90 millions de dollars sur cinq ans pour mettre la main sur le jeune attaquant étoile Leo Carlsson, tout le monde savait que les répercussions seraient majeures pour les Ducks d'Anaheim. Ce que peu de gens avaient anticipé, c'est la rapidité avec laquelle les dommages allaient se manifester. Avant même que Pat Verbeek ait rendu sa décision, la structure salariale patiemment érigée par la direction des Ducks au fil des années s'effrite déjà sous la pression et son cauchemar est loin d'être terminé.
La proposition de 18 millions par saison faite à Carlsson ne se contente pas de poser un dilemme à Verbeek concernant son jeune centre étoile de 21 ans. Elle a littéralement fait exploser les paramètres de négociation pour l'ensemble du vestiaire. Le journaliste et insider Elliotte Friedman de Sportsnet a révélé, lors de son plus récent podcast 32 Thoughts, que le directeur général des Ducks s'attendait à pouvoir signer son défenseur Pavel Mintyukov pour environ 3 millions de dollars par campagne. Une somme raisonnable pour un jeune arrière prometteur.
Mais la réalité a rattrapé Verbeek brutalement. Profitant du chaos engendré par l'offre des Flyers, une autre ofrmation de la LNH a soumit à son tour une offre hostile visant Mintyukov. Cette manoeuvre a forcé la main du DG d'Anaheim, qui n'a eu d'autre choix que de revoir ses chiffres à la hausse de façon spectaculaire. Résultat: Mintyukov a paraphé une entente de cinq ans à 7,2 millions par saison avec les Ducks, soit quatre millions de plus par année que ce que Verbeek avait initialement prévu. En d'autres termes, sur la durée du contrat, c'est un surplus de 20 millions de dollars que les Ducks doivent désormais absorber uniquement pour conserver un joueur qu'ils pensaient pouvoir garder à moindre coût.
Ce premier dommage collatéral illustre parfaitement le piège dans lequel Brière a plongé l'organisation californienne. En gonflant artificiellement la valeur marchande de Carlsson, il a créé un précédent qui permet à tous les autres joueurs autonomes avec restriction des Ducks de renégocier en position de force. La discipline salariale que Verbeek avait imposée à ses troupes par des négociations serrées vient de voler en éclats.
Imaginez un instant si Nick Suzuki touchait un salaire de 18 millions à Montréal, le salaire des Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Lane Hutson, Noah Dobson et Ivan Demidov seraient tous assurément aujourd'hui dans les deux chiffres. Il est là le pouvoir d'une structure salariale organisationnelle serrée.
Si l'affaire Mintyukov a déjà fait mal au portefeuille des Ducks, c'est le dossier Cutter Gauthier qui risque de devenir le véritable cauchemar financier de l'organisation. Auteur d'une saison remarquable de 41 buts, Gauthier n'est pas admissible à une offre hostile pour le moment, mais il observe la situation avec un intérêt évident.
Friedman a été on ne peut plus clair à ce sujet lors de son intervention. En parlant des joueurs qui ne se considéraient peut-être pas comme des joueurs à 18 millions par saison, mais qui pourraient désormais se percevoir comme valant 14 ou 15 millions, l'analyste a directement nommé Gauthier comme l'un de ces cas. Avant l'offre hostile à Carlsson, il aurait été envisageable de signer un attaquant de ce profil pour un montant nettement inférieur. Les Ducks avaient d'ailleurs un budget d'environ 10 millions pour leur jeune attaquant. Mais comment convaincre un marqueur de 41 buts d'accepter la moitié du salaire de son coéquipier de centre? La question se pose avec une acuité redoutable.
Et Gauthier n'est pas le seul dossier épineux à l'horizon. Le jeune attaquant Beckett Sennecke, fort d'une saison recrue impressionnante de 60 points, ne manquera pas non plus de se servir du contrat de Carlsson comme point de référence dans ses futures négociations. Si l'on additionne les contrats potentiels du trio Carlsson, Gauthier et Sennecke, la facture pourrait grimper entre 40 et 45 millions combinés, un fardeau capable de compromettre sérieusement les ambitions de l'équipe.
Verbeek dispose encore de quelques jours pour décider s'il égale l'offre hostile à Carlsson ou s'il encaisse les quatre choix de première ronde en compensation. Mais quel que soit son choix, le mal est déjà fait. La masse salariale des Ducks sera lourdement amputée pour les années à venir, réduisant considérablement leur marge de manoeuvre pour aspirer à la Coupe Stanley. Daniel Brière, en un seul geste audacieux, aura réussi à transformer la reconstruction prometteuse d'Anaheim en un casse-tête financier dont les Ducks mettront des années à se remettre.
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À propos de l'auteur
Rédacteur en chef
Passionné de hockey depuis toujours, Marco Normandin est le créateur du Ultimate Pool Preview, une référence mondiale en guide de pools. Il est également l'idiot derrière la page satirique de hockey, Définitivement, Pierre. Travailleur acharné, il fouille sans relâche pour dénicher toutes les informations entourant la LNH et en faire bénéficier les lecteurs avant la compétition.
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