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Après avoir été pris en charge, Joe Murphy est de retour à la rue!

Quelle triste histoire!

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C'était il y a un an, presque jour pour jour, nous vous rapportions la terrible histoire de Joe Murphy, ancien 1er choix total de la LNH qui est passé de multi-millionnaire à sans abris après avoir pris sa retraite dû entre autres à de multiples commotions cérébrales.

Un documentaire choc de TSN avait d'ailleurs été tourné pour dévoiler sa nouvelle réalité. Des images qui en ont touché plus d'un, si bien que l'Association des Joueurs de la LNH (NHLPA) avait décidé d'intervenir pour lui venir en aide. Ainsi, ses anciens coéquipiers Glen Healy et Adam Graves avaient été le rencontrer pour lui payer une chambre d'hôtel pour quelques mois, question de l'aider à reprendre sa vie en main.

C'était il y a un an.

Aujourd'hui, le USA Today a publié un reportage sur Murphy, eux qui sont allés voir ce que sa vie est devenue depuis l'an passée.

Tels qu'ils le rapportent, l'ancien attaquant vedette est de retour à la rue, refusant toute aide extérieure et dormant sur des bancs de parc ou des entrées de boutiques dans la ville de Kenora en Ontario. Maintenant âgé de 51 ans, il est méconnaissable et n'a visiblement pas toute sa tête selon le journaliste qui l'a rencontré. On le soupçonne également d'être aux prises avec un problème de drogues, dû aux traces de seringue sur ses bras, une conséquence fréquente pour les athlètes ayant subit de multiples commotions cérébrales.

Lui qui reçoit un montant de 1000$ par mois en indemnités, il avoue ne plus avoir un seul sous quelques jours après le début du mois. Au moment de l'entrevue, il était incapable de se payer une paire de bas et portait des souliers détrempés.

Admettant ouvertement être aux prises avec la maladie mentale et la dépression, affirme également avoir de la difficulté à réfléchir et souffre de pertes de mémoire et d'idées suicidaires. 

Lui qui a eu une respectable carrière avec une fiche de 233 buts et 295 passes pour un total de 528 points en 779 matchs, a dû se retirer dans la honte durant la saison 2000-01. Après avoir crié des injures à son entraîneur-chef de l'époque, Pat Burns, les Bruins de Boston l'ont immédiatement placé au ballotage, où il fût réclamé par les Capitals de Washington avec qui il a passé deux saisons. Mais au début de sa deuxième saison à Washington, Murphy a été impliqué dans une altercation dans un bar après un souper d'équipe sur la route. Pendant qu'il tentait de forcer une femme à le suivre dans une limousine, le conjoint de cette dernière l'a frappé à la tête à l'aide d'une bouteille. Il n'a plus jamais joué un match dans la LNH après cet incident et fût libéré par les Caps.

Souffrant de symptômes chroniques de commotion cérébrale, Murphy avait d'ailleurs participé au recours collectif d'ancien joueurs contre la LNH. Il pourrait d'ailleurs potentiellement être éligible au montant de 22 000$ US par joueur impliqué dans le recours. Il dit pour l'instant ne pas être intéressé à réclamer l'argent pour ne pas avoir à faire aux médecins de la LNH. Malheureusement, les chances que cet argent soit utilisé à des fins utiles semblent de plus en plus faibles.

Il s'agit là d'une histoire infiniment triste qui risque de mal se terminer.

"Murphy talks openly about having mental health issues. Murphy has struggled with depression, difficulty thinking, short-term memory loss, emotional instability and suicidal thoughts — all of which are symptoms associated with chronic traumatic encephalopathy (CTE), the degenerative disease believed to be caused by repeated blows to the head.

Murphy suffered several concussions playing professional hockey, although it is unclear what impact that has on his current condition.

Murphy was part of the failed attempt to attain class-action status in a concussion lawsuit against the NHL. The lawsuit argued Murphy "suffered multiple head traumas during his NHL career that were improperly diagnosed and treated by the NHL. Mr. Murphy never was warned by the NHL of the negative health effects of head trauma.”

The NHL announced an $18.9 million settlement in November for more than 300 retired players who accused the league of failing to protect them from head injuries or warning them of the risks involved with playing. Each player who agrees to the settlement will receive $22,000 and could be eligible for up to $75,000 in medical treatment. “The settlement came for the lawyers,” Murphy says. “I have a settlement payment. It gets paid on July 1 or before. It works out to about $35,000 Canadian.”

As he says this, it is past July 1, and it is unclear whether he has chosen to opt into the settlement. He says he has no desire to claim $75,000 in medical assistance, although he incorrectly assumes he could get $75,000 in cash. “Now, what they have in place, it’s another $75,000 — I can go get,” he says. “But they have the NHL’s doctors look at me. I’m not signing up for that. I don’t want that extra money. I don’t want them to check me out.”

Talking to Murphy is fascinating but also confusing. Nothing moves in a straight line. The subject changes suddenly. Thoughts don’t always connect. Follow-up questions are futile because he jumps quickly to the next subject."